Au fil de l'eau à bord de ISLANDS COYOTE

Voyage autour du monde sur le catamaran Islands Coyote en famille. Départ du voyage : Ile Maurice.

46. La Transpacific : de Panama aux Gambier - AVRIL 2018

La transpacifique -  AVRIL 2018 

4 000 miles  

27 jours de navigation

 

Le 25 mars, les formalités de sorties effectuées, nous quittons Panama City pour les Îles des Perlas.

Nous avons finalisés notre approvisionnement mais nous ne sommes pas tout à fait près pour la Transpacific, il nous faut encore sécuriser le bateau pour notre petite dernière embarquée, Plume. Nous nous posons donc à Isla Contadora et à Rio Cacique pour installer nos filets et préparer quelques petits plats pour la traversée.

Le 28 mars 2018, le départ est donné, nous appareillons des Perlas a Panama, plus précisément du Rio Cacique et mettons cap sur l’Archipel des Gambier, Polynésie Française. C’est parti pour 4000 miles de navigation sans escales.

La première semaine de navigation se passe très calmement avec peu de vent. L’équipage vaque à diverses occupations pour passer le temps : le mousse termine son année de Cned, le Capitaine à la couture et bricolages diverses et la seconde en cuisine.

1300 miles plus loin, nous rejoignons enfin le régime des alizés ou le Coyote file bon train.

La petite dépression de sud annoncée fait remarquer au capitaine un défaut au de l’indicateur du secteur de barre du pilote automatique. En effet, celui-ci reste entre 20 et 30° au lieu d’être à l’axe du bateau. Le capitaine s’interroge et met ça sur le compte d’un problème d’affichage électronique et n’y porte pas trop d’attention ne pouvant de toute manière pas intervenir sur ce genre de problème. Quelques 24 heures après, le pilote se met à faire des écarts de route très importants, ramenant le Coyote presque bout au vent avant de reprendre son cap avec beaucoup de mal. Ces écarts de route se répétant et se rapprochant au fur et à mesure que le vent forci, nous sommes contraint de réduire la voilure à 1ris, puis 2 ris et finalement 3 ris en moins de 12 heures afin de limiter ces écarts de route. Nous sommes alors sous une allure de travers avec 20 à 30 noeuds de vent et une mer formée de 3,5 à 4 mètres. Etant largement sous-toilé, le Coyote devient alors très inconfortable. Nous recherchons les cause de ce problème de pilote et après inspection des cales techniques où l’on vérifier mèches de safran, secteur de barre, drosses, vérins… tout nous parait en ordre. Quelques jours plus tard, le vent et la mer se calment rendant alors la vision sous la flottaison possible et là, nous comprenons l’origine de notre problème : NOTRE SAFRAN TRIBORD A DISPARU !

Nous sommes maintenant sous une allure de portant avec peu de vent, la tenue du Coyote sous Grand Voile et Foc est très difficile et pénible, nous risquons l’empannage incontrôlé dû aux écarts de route. Nous décidons donc d’affaler GV et Foc et de passer sous SpeeJonk. Nous constatons que sous Speejonk, le pilote est très bien équilibré, ne force plus et ne fait plus d’écart de route. Il nous reste encore 2 500 miles à parcourir, et grâce à ce Speejonk nous allons réussi à rallier les Gambier comme prévu.

Mais le Speejonk c’est quoi ?

L’inventeur, le créateur et le « designer » de cette nouvelle voile de portant n’est autre que notre ami Dominique Montesinos. Cette voile, montée sur enrouleur horizontal entre les 2 étraves d’un catamaran, est d’une simplicité d’utilisation, en effet, une simple drisse de spi et une drosse d’enroulement sont nécessaires à son utilisation. Plusieurs avantages sont offerts par cette voile : manœuvrabilité facilité en équipage réduit, route directe plein vent arrière, plus de risque d’empannage, la voile ne fasseille pas. Son plus gros avantage étant de pouvoir la réduire par enroulement de la même manière qu’un génois. Lorsque le vent forci, là ou tout le monde a rentré spinaker, geanaker… avec le speejonk, on continue, il faut juste réduire la voilure, permettant de conserver cette voile avec plus de 30 noeuds de vent.

Ayant parcouru au moins 2500 miles sous speejonk lors de cette Transpacifique, nous l’avons portée jusqu’à 35 noeuds de vent réel, réduite au 2/3. Son angle d’utilisation courant étant de 140°/140°, nous avons pu le porter jusqu’à 120°/120° sans soucis. Sous Speejonk, le catamaran est très confortable, fini les manoeuvres, fini le stress d’empannage, fini le stress du grain qui monte, fini le bruit insupportable de la GV qui frappe dans les haubans quand le vent est trop faible…

Grâce à cette voile, nous avons pu parcourir 2 500 miles équipé d’un seul safran, ce qui aurait été plus que difficile sans elle. Encore un grand merci à notre ami Domi….

 

27 jours et 4 000 miles plus tard nous jetons l’ancre à Rikitéa sur l’Ile de Mangareva, Archipel des Gambier.

 

Belles prises mon capitaine !Belles prises mon capitaine !
Belles prises mon capitaine !Belles prises mon capitaine !

Belles prises mon capitaine !

Couchés de soleil en navigation....Couchés de soleil en navigation....
Couchés de soleil en navigation....Couchés de soleil en navigation....

Couchés de soleil en navigation....

Aïe.... notre safran tribord a disparu.... Le capitaine est inquiet !

Aïe.... notre safran tribord a disparu.... Le capitaine est inquiet !

On s'occupe comme on peut....On s'occupe comme on peut....
On s'occupe comme on peut....On s'occupe comme on peut....

On s'occupe comme on peut....

Navigation sous speejonk, un régal...
Navigation sous speejonk, un régal...
Navigation sous speejonk, un régal...
Navigation sous speejonk, un régal...

Navigation sous speejonk, un régal...

46. La Transpacific : de Panama aux Gambier - AVRIL 2018
46. La Transpacific : de Panama aux Gambier - AVRIL 2018
46. La Transpacific : de Panama aux Gambier - AVRIL 2018
Le Coyote au mouillage à Rikitea, ile de Mangareva, Archipel des Gambier

Le Coyote au mouillage à Rikitea, ile de Mangareva, Archipel des Gambier

Bientôt, la vidéo de cette traversée qui vous offrira un condensé de ce moment inoubliable.....

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